Presse 2018-04-08T13:48:27+00:00

« La voix de la victime »

France Culture – 14 Mars 2018

La dernière livraison de la revue Délibérée, animée par le Syndicat de la magistrature, ouvre le dossier de la pénalisation des drogues. Mais dans sa rubrique « Justice pour tous » elle relaie le témoignage d’une victime de viol sur l’expertise judiciaire subie sept ans après les faits, en particulier sa partie gynécologique, vécue comme un traumatisme et un nouveau viol. « Je n’ai pas été informée de ce qu’allait rechercher l’expert mais je me disais qu’il s’agissait d’évaluer ma crédibilité ». Avec le recul, cette victime reconnaît la nécessité de l’expertise pour établir la vérité mais elle estime qu’elle devrait être mieux encadrée, notamment en matière d’information sur son contenu et ses motifs. De manière à ce qu’elle ne revienne pas à « remuer le couteau dans la plaie », et ne rebute celles qui s’engagent à porter plainte.

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« Découvrez Délibérée, une revue de réflexion libre sur la justice »

Village-justice – 18 Janvier 2018

Après dix ans de « silence littéraire », le Syndicat de la magistrature revient sur la scène des médias avec la revue Délibérée aux éditions La Découverte.Le Village de la justice s’est entretenu avec Matthieu Bonduelle, Rédacteur en chef de la revue Délibérée pour vous permettre de découvrir ce nouvel espace de réflexion ouvert et critique sur la justice, le(s) droit(s), les libertés et leurs enjeux.

Village de la Justice : Quelles ont été les motivations qui ont incité le Syndicat de la magistrature à créer cette revue ?

Matthieu Bonduelle : Le Syndicat de la magistrature a édité un journal pendant près de 40 ans, « Justice », conçu comme le support intellectuel de l’action syndicale. Ce journal a cessé de paraître en novembre 2007, essentiellement pour des raisons financières. Par la suite, le SM a diversifié ses modes de communication, en éditant notamment une revue électronique, mais il a fait le constat qu’il lui manquait un espace pour penser avec d’autres les grands enjeux pour la justice, le(s) droit(s) et les libertés.

C’est ainsi qu’est né le projet de lancer une revue en partenariat avec une maison d’édition et associant un nombre significatif de personnalités extérieures. Délibérée est coéditée par La Découverte, son comité de rédaction est composé de 18 membres, dont 9 sont extérieurs au SM (sociologue, politiste, historien, avocat, professeur de droit, militant associatif…).

Quels sont les objectifs, les ambitions de la revue Délibérée ?

Notre projet est indissociablement intellectuel et politique. Nous sommes convaincus qu’il est nécessaire de travailler à renouveler la réflexion sur la justice dans une logique de transformation sociale. Ce qui impose, d’une part, de s’attacher à défaire le paradigme libéral-sécuritaire qui étouffe aujourd’hui toute pensée voire toute intelligibilité, sur ce sujet peut-être plus encore que sur d’autres, et de s’employer à « vendre la mèche », c’est-à-dire à dévoiler la manière dont la justice est effectivement rendue et dont nos droits et libertés sont (ou non) protégés.

A qui s’adresse-t-elle ?

A tous ceux qui s’intéressent, à un titre ou à un autre, à la justice et au droit : les professionnels (magistrats, greffiers, avocats, universitaires…) mais aussi les journalistes, les militants, les étudiants et les simples curieux. La justice et le droit sont partout, il en est question tous les jours dans les journaux, chacun peut éprouver le besoin d’en savoir plus et d’y réfléchir. Peut-on critiquer une décision de justice ? Les juges aux affaires familiales sont-ils favorables aux mères ? Les juges sont-ils plus laxistes que les autres citoyens ? Quelle est la situation de la justice dans d’autres pays ? Comment la justice est vécue par celles et ceux qui y sont confrontés ? Voilà le type de questions que nous abordons.

Quel est l’état d’esprit de la revue ?

Notre conviction est que la justice est une question de société. Elle n’appartient ni à ceux qui ont choisi d’en faire leur métier, ni à ceux qui rêveraient d’en faire un bouc-émissaire. Elle doit être utilement interrogée, discutée, contestée, et pour cela connue, comprise, appropriée. Il s’agit d’un travail critique à mener en commun. Même si le SM en est l’initiateur, et dès lors l’animateur naturel, cette revue n’est pas la sienne, elle a sa vie propre. Il ne s’agit pas pour nous de définir une doctrine, mais de faire vivre le débat d’idées et de diffuser des connaissances sur des questions méconnues et insuffisamment débattues.

Qu’apporte à la revue la diversité des origines professionnelles des auteurs ?

La diversité du comité de rédaction se retrouve en effet chez les contributeurs et nous y tenons, au nom précisément d’une conception ouverte de notre objet, pour multiplier les points de vue et les angles, ne pas être dans l’entre-soi syndical, judiciaire ou même juridique. Il n’y a pas que les juristes qui aient des choses intéressantes à dire sur la justice et il est sain que les juristes ne s’adressent pas qu’à eux-mêmes.

Le Village de la Justice apprécie la revue Délibérée pour :

• La diversité des sujets abordés.
– Dans le premier numéro (juin 2017), l’équipe éditoriale ouvre la réflexion sur le thème « Peut-on critiquer la Justice ? » La revue nous interpelle également sur la prison, sur la (non) justice en Turquie, sur les contrôles au faciès…
– Dans son deuxième numéro (octobre 2017), le dossier principal porte sur la question terroriste. Sont abordés également les thèmes du juge et de la justice sociale, de l’accompagnement des mineurs délinquants…
– Le troisième numéro (sortie prévue en février 2018) a pour dossier principal « Drogues : un enjeu de société & de justice ».

• La pluralité et la diversité professionnelle et géographique des auteurs.
– Si la revue est animée par le Syndicat de la magistrature, les articles sont rédigés par des professionnels du droit, mais également, par des chercheurs, des sociologues, des médecins… Tous ces regards différents permettent une liberté de ton et de réflexion appréciable.

• Ses dessins qui ne manquent ni d’humour, ni de réalisme, ni de piquant… !

• Son format, qui nous permet d’emporter et de lire la revue en tous lieux.

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« L’instant critique »

France Culture – 04 Novembre 2017

Joseph Confavreux, journaliste à Mediapart et corédacteur en chef de la Revue du Crieur, recommande la lecture du numéro 2 de Délibérée dans l’émission « Avis critique » sur France Culture (à partir de 46’).

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« Revue Délibérée – sortie du numéro 2 le 17 octobre »

Dalloz-actualité – Octobre 2017

Le deuxième numéro de Délibérée, la revue de réflexion sur la justice coéditée par le Syndicat de la magistrature et La Découverte, paraîtra le 17 octobre 2017.

Vous y trouverez les contributions de magistrats et d’avocats, ainsi que d’une dizaine d’universitaires et chercheurs.

Après Jean-Marie Delarue, la rédaction a donné carte blanche à la professeure de droit Diane Roman, qui s’est intéressée aux rapports entre
« le juge et la justice sociale ».

Le dossier portera sur le terrorisme, avec une interview du journaliste David Thomson (récemment récompensé par le prix Albert-Londres pour son livre Les Revenants sur les jihadistes de retour de la zone irako-syrienne), deux éclairages historiques et des textes sur la théorie du « droit pénal de l’ennemi », l’infraction d’association de malfaiteurs terroriste, l’instauration d’un régime spécial de l’aménagement des peines, le traitement des « notes blanches » par les juridictions administratives et la prise en charge des personnes « radicalisées » en milieu carcéral.

Vous pourrez y lire également des contributions sur la justice des mineurs, l’expérience des juridictions hybrides au Kosovo, les premiers résultats d’une recherche franco-allemande sur les attitudes punitives ou encore la théorie juridique des
« accommodements raisonnables ».

Le magistrat honoraire Louis Joinet (ancien éducateur de rue, cofondateur du SM, conseiller à Matignon puis à l’Elysée, directeur de la CNIL, expert auprès de l’ONU…) succède à l’écrivain Ivan Jablonka en « audition libre ».

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« La part des juges »

France Culture – 26 Octobre 2017

Revenant sur le procès d’Abdelkader Merah pour « Le journal des idées », Jacques Munier se réfère au deuxième dossier de Délibérée consacré à la question terroriste dans un billet intitulé « La part des juges ».

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« Contrôle de l’Etat : Jean-Marie Delarue délibère »

France Culture – 15 Juin 2017

Jean-Marie Delarue, ancien contrôleur général des lieux de privation de liberté de 2008 à 2014, ancien président de la commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité, pour sa carte blanche dans la nouvelle revue « Délibérée » consacrée à la justice, aux droits et aux libertés.

Jean-Marie Delarue est conseiller d’Etat honoraire, membre du comité consultatif national d’éthique, ancien contrôleur général des lieux de privation de liberté jusqu’en 2014, puis président de la commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité. Il a coécrit «Prisons, quel avenir ?», ouvrage paru aux PUF/ La vie des idées, l’an passé.

Il a aujourd’hui carte blanche dans la nouvelle revue Délibérée, éditée par La Découverte. Revue de réflexion critique sur la justice, les droits, les libertés, pensée par le syndicat de la magistrature, dans la veine de ce que fut longtemps « Justice » le journal historique du Syndicat de la magistrature, mais qui aura sa vie propre, promettent ses concepteurs, qui appellent à penser avec d’autres et si besoin contre soi. Et un dossier central, « Peut-on critiquer la Justice ? ».

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« Délibérations judiciaires »

Libération – Juin 2017

Les éditions La Découverte sortent une nouvelle revue, Délibérée,consacrée à la justice et animée par le Syndicat de la magistrature. Son comité de rédaction réunit des magistrats et chercheurs militants qu’on a beaucoup croisés, dans Libé notamment, ces dernières années : Matthieu Bonduelle (rédac chef), Vanessa Codaccioni, Benoist Hurel, Serge Slama… Le dossier du numéro 1 se demande : «Peut-on critiquer la justice ?». Le juge Jean-Claude Bouvier évoque aussi les difficiles sorties de prison pour raison médicale et l’avocat Slim Ben Achour les contrôles au faciès.

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